Dimanche 19 Novembre 2017

Ergonomie et environnement de travail

Projet :  CRNA

Tout projet d'aménagement et de conception de bâtiment est une opportunité pour  repenser  l'organisation  du  travail,  pour  améliorer  performance  et conditions de travail en créant une dynamique sociale autour du projet.

Il est nécessaire de changer de paradigme de sorte  que  l'ergonomie soit  perçue  comme  un  besoin  et  non  plus  une  obligation ;

« La sécurité n'est pas rentable. La production l'est, mais la production sécurisée l'est encore plus ! »

 

Pour quelles organisations ?

Chaque entreprise qui emploie des salariés exposés à des contraintes physiques particulières, environnements physiques agressifs ou rythmes de travail susceptibles de laisser des traces durables identifiables et irréversibles sur la santé.

Que peut apporter le travail de l'ergonome ?

La prévention des risques professionnels doit trouver sa juste place le plus en amont possible, dès les phases de conception des lieux, des équipements et des situations de travail.

C'est par exemple le cas lors de la conception de nouveaux bâtiments.

Un intérêt humain et économique

L'application des principes ergonomiques permet à la fois d'obtenir des conditions de travail mieux adaptées au salarié et des processus de production plus économiques. Grâce au renforcement de la motivation du personnel, de la sécurité au travail et de la protection de la santé, les postes et processus de travail ergonomiques réduisent considérablement les accidents, maladies et jours d'absence. L'entreprise bénéficie d'un véritable accroissement de rendement, conciliant ergonomie et rentabilité.

Amélioration des conditions de travail – aménagement et conception de postes de travail

L'adaptation du poste de travail a pour objectif, entre autres, d'éliminer ou de réduire la fatigue, les inconforts et les tensions musculaires pouvant être générés par le travail. De façon à rétablir le bien-être de l'utilisateur, la localisation des inconforts ressentis (p.ex. cou, bas du dos, jambes) fournira de bons indices permettant d'agir sur les éléments du poste de travail en cause. Il faut toutefois se rappeler que tous ces éléments qui composent le poste sont interdépendants et que l'ajustement d'une composante peut impliquer le réajustement d'une autre.

Performance individuelle et collective

On est mieux quand on est meilleur. En d'autre terme, la santé est une condition de la performance, et la performance est une condition de la santé. ? L'ergonome considère que la performance est aussi un objectif individuel. Chacun aspire à réussir, à être efficace, pertinent, à produire un travail de qualité. La performance est ainsi une source de satisfaction (la satisfaction d'avoir « bien travaillé », d'être reconnu par ses collègues et par sa hiérarchie).

 

L'ergonomie dans la construction sociale

 

Construction sociale

L'intervention ergonomique suppose une construction sociale avec participation de l'ensemble des acteurs de l'entreprise d'une part pour apporter à la problématique toutes les contraintes qui y sont liées et d'autre part pour amener les opérateurs d'encadrement et de production à construire ensemble une solution d'aménagement conforme en matière de performance et de santé au travail.

Nous constatons qu'une solution participative s'incrémente d'une notion d'appropriation plus enrichissante qu'une solution rapportée.

Prévention des risques psycho-sociaux (RPS)

Pour l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, le stress « survient lorsqu'il y a un déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes imposées par son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

L'ergonomie des bâtiments peut  agir en prévention primaire en éliminant les risques présents dans l'organisation des espaces dans la conception du bâtiment ou en prévention secondaire en réduisant ou corrigeant les environnements difficiles.

Prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS)

TMS, ce lien invisible unit un ouvrier sur une chaîne de montage, une caissière, un manutentionnaire, une secrétaire, un pêcheur... Ils sont présents dans toutes les catégories socio-professionnelles. Ces douleurs qui touchent les articulations, causées par des gestes répétitifs, représentent 85% des maladies professionnelles reconnues. Avec plus de 300 000 nouveaux cas déclarés par an, les arrêts maladie qu'ils entraînent, représentent près de 9 millions de journées de travail perdues chaque année. A ce triste tableau humain, il faut rajouter le coût financier qui s'établit à 900 millions d'euros.

Le coût des TMS pèse lourd sur les résultats des entreprises. Améliorer les conditions de travail est dès lors devenu une condition sine qua non de compétitivité.

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